Comment se déplacer ?
En pirogue, en train, en stop, à pieds, à dos d’éléphant ou de chameau, en bus, à bicyclette, taxi brousse, pousse-pousse, avion ?
Les transports locaux de ''surface'' dépendent vraiment du pays. Chaque région du globe possède ses spécificités. Des fois ça roule à gauche, des fois ça roule à droite, des fois il n'y a pas ou plus de route. Il n'y a qu'une seule priorité universelle : le plus gros à toujours raison. Ce moyen
de transport est généralement très bon marché et source d’enrichissement par le contact avec la population. Quand on se déplace ainsi, on est invité de temps en temps par ses sympathiques co-passagers à boire un thé, partager un repas ou même à rester pour
coucher !
Il est parfois difficile d'avoir les bonnes informations comme par exemple de savoir où est la bonne gare routière, quand le bus ou le train va passer, si on peut ou doit acheter son ticket à l'avance...
Enfin, les moyens de transport collectifs n'existent pas toujours. Certains coins fort intéressants restent quasiment inaccessibles pour le voyageur individuel (notamment en Afrique). Il faudra alors être très patient, trouver un voyage organisé ou affréter un véhicule ou un bateau quand c'est
possible et si c'est dans vos moyens.
En avion
C'est le moyen le plus pratique et le plus sûr pour couvrir rapidement de grandes distances, ou sauter des obstacles mais c’est assez cher et ne procure aucun plaisir (sauf si on le pilote soi même !). On doit l'utiliser dès que son temps de parcours est limité, ou bien
quand on veut s'épargner de la fatigue (genre : 4 jours de taxi-brousse ou 40 minutes de vol ?, attendre une semaine de plus le prochain cargo ou voler aujourd'hui ?). Les aspects géopolitiques influent également sur votre parcours, il est plus facile et prudent de voler un
peu que de traverser une région instable au bord de la guerre civile.
En train
Le réseau ferré est très variable suivant les pays. Il n'y a pas de TGV partout ! Ce mode de transport est généralement un peu plus cher que le bus tout en étant à la fois plus lent et plus confortable. Quelques fois, le train est lui même une attraction majeure, parce que
les paysages traversés sont fantastiques, parce que l'ambiance est typique, parce qu'on voyage sur le toit et qu'on déraille tous les 10 km...
Restent les trains de légende comme le trans-sibérien, le trans-mongolien, le train bleu...
En bus
Le niveau de confort varie énormément. On peut passer 3 jours compressé dans un taxi-brousse, dans le froid, le chaud, le vent et la poussière, la tête à 10 centimètres d'un panier de poissons séchés. Ou bien allonger les jambes en sirotant
les rafraîchissements que vous propose la charmante hôtesse de votre bus climatisé.
Il y a souvent plusieurs niveaux de confort disponibles (bus touristique, climatisation, couchette) à vous de choisir en fonction des disponibilités et de vos moyens.
Pour couvrir de grandes distances, on peut souvent opter pour les bus de nuit. Cela permet d'économiser sur l'hébergement et de ne pas perdre de temps. Côté négatif: on ne profite pas du paysage, on passe une bien mauvaise nuit et le risque de vol est accru.
Dans certains pays, comme l'Australie ou la Nouvelle Zélande, les transports sont très bien organisés pour les routards, avec un bon choix de circuits et de pass à prix économique.
En automobile, à motocyclette
Une pratique courante est de louer une voiture ou une moto de temps en temps pour gagner en autonomie.
En Australie, NZ ou aux US, beaucoup de routards achètent une vieille voiture pour la durée du séjour et la revendent quasiment au même prix avant de quitter le pays, c'est un peu plus de soucis mais nettement plus économique que la location si on reste quelques mois.
Auto stop
Facile dans certains endroits, ou totalement inconnu, voire illégal suivant les pays. Certaines fois, on vous demandera une participation équivalente au prix du bus ou du taxi collectif.
A Vélo
C'est le mode de transport principal de certains qui couvrent 40 à 150 km tous les jours en transportant avec eux par monts et par vaux toutes leurs affaires et du matériel de camping... Ce style de voyage permet un réel contact avec la population. Ceux qui y ont goûté ne jurent plus que par ça
! Certains disent que l'on a pas besoin d'être surentraîné avant de partir car la forme vient en roulant. Je pense que c'est comme pour la randonnée, les premiers jours sont les plus difficiles et cela va mieux dès que le rythme est pris. Ca doit quand même faire du bien de s'arrêter de pédaler
de temps en temps !
Pour les gens un peu moins ambitieux, la location d'un vélo peut aussi être une option pour se déplacer pendant quelques jours, sans nécessairement couvrir de très grandes distances. On peut aussi effectuer un trajet dans un seul sens en mettant sa bicyclette sur un bus, un taxi brousse ou dans
un train pour revenir à son point de départ.
A pied
Les chances de partir en randonnée ne manquent pas autour de la planète. Profitez en ! Certains voyages sont assez faciles à réaliser à pieds comme le fameux chemin de Compostelle pour lequel les hébergements sont légion tout au long du parcours.
En Bateau
Dans certaines régions, comme en Amazonie, le fleuve est l'unique moyen de transport. Certaines liaisons sont très régulières et fonctionnent comme des bus, avec un arrêt dans chaque village.
Il est parfois possible de trouver une embarcation avec des pêcheurs ou des transporteurs locaux. On peut ainsi partir pour partie de pêche en pirogue ou partir voguer sur un boutre chargé d'épices qui descend le canal de Mozambique... C'est par contre assez difficile de prévoir
les horaires de départ et d'arrivée pour ce genre de transport mais c'est certainement une grande récompense quand on y parvient.
Partir en voilier est le rêve de beaucoup de gens. Bernard Moitessier est passé par là. Si on ne possède pas son propre bateau on peut toujours demander dans les ports, dans les bourses d'équipiers ou regarder dans les petites annonces des magazines de voile. En principe, on partage les frais
et on participe a la manoeuvre (c'est justement pour cela qu'un skipper cherche des équipiers, si possible expérimentés).
En ferry ou en cargo. Les gros cargos sont à peu près au même tarif que l'avion, mais le voyage devient une destination en soi, les cabines agréables, et les repas avec le capitaine... Autrement, c'est un mode de transport généralement peu onéreux et parfois folklorique dans les liaisons inter
îles comme en Indonésie, aux Philipines, ou en Polynésie.
Autre...
On a aussi vu des gens qui sont partis en tracteur, en motoculteur, qui ont tiré un pousse-pousse autour de la planète, qui ont fabriqué un radeau, ou plus ''simplement'' qui ont fait leur jogging sur toute la Panamericana !
Où dormir ?
A part les quelques nuits à la belle étoile, celles passées dans un bus, un train ou un aéroport, je suis presque toujours allé dans les hôtels bon marché et les auberges de jeunesse. Cela évite de s'encombrer d'une tente et de tout le matériel de camping associé.
C'est toujours plus facile de voyager léger.
Pour les randonnées où le matos est indispensable, on trouve généralement tout à louer sur place, tente, vêtements, réchaud, et sac de couchage.
Trouver un hôtel pour poser son sac est en général la première chose que l'on fait en arrivant quelque part. J'ai souvent fait confiance aux guides de voyages pour les choisir. Les prix sont presque toujours plus élevés que ceux signalés, et bon
nombre profitent de leur ''renommée'' pour augmenter leurs tarifs ou baisser leurs prestations. Un bon plan est de discuter avec d'autres voyageurs qui sont passés à l'endroit où vous allez.
Cela peut être épuisant de chercher le bon hôtel en sillonant une ville en trimballant tous ses bagages. Une bonne raison de plus pour voyager léger. Si on est plusieurs, une bonne alternative est de se séparer en deux groupes : un garde toutes les affaires en
mangeant des crêpes Suzette au resto et l'autre part en exploration à la recherche du logement idéal.
Quelle stratégie pour récupérer l’argent en route ?
Il faut tout d’abord connaître les devises nécessaires ( Dollar$, €uros ou autres ?) et ensuite le moyen de récupérer en route. Il y a plusieurs possiblités que l'on peut mixer : Liquide:
cash en dollars (petites et grosses coupures). L'euro prend de plus en plus d'importance. Carte de crédit: de préférence « Visa Premier » ou « Mastercard Gold » car ces dernières
permettent de retirer de grandes quantités d’argent, avec une commission entre 1 et 2%, plus une somme fixe (souvent 3 €). Ces cartes ''haut de gamme'' sont bien utiles si vous devez retirer le prix de votre séjour aux Galapagos ou en cas de coup dur. Elles sont théoriquement remplacées
très rapidement en cas de perte ou de vol, et fournissent en plus une série d’assurances et d’assistances qui compensent le prix élevé de la carte. Faire attention aux dates de validité des cartes quand on part longtemps ! IMPORTANT: Prévoir une assurance supplémentaire
pour vous couvrir complètement en cas d'utilisation frauduleuse. Chèques de voyage. A la vue de mon expérience personnelle en Inde, et de la difficulté d'obtention du remplacement des chèques je ne repartirais plus jamais avec une grande quantité de chèques de voyage. Sachez qu'il est possible de les acheter partout... pas seulement avant le grand
départ. On se fait envoyer l'argent sur place (il faut bien sûr une âme charitable pour l'envoyer). Le coût du transfert est assez élevé.
Il dépend du montant tranféré. Il est possible de récupérer la somme sans piece d'identité en répondant à une question ''mot de passe'' (Western Union). Utile en cas de coup dur quand vous n'avez plus rien.
On trouve des compatriotes qui ont ‘trop d’argent’ local et on les rembourse avec un chèque que l’on aura pris soin d’avoir avec soi. LE CHANGE
Soyez vigilents pour changer votre argent en monnaie locale. On peut se retrouver avec des billets qui n'ont plus cour ou ceux d'un autre pays (!), se ''tromper'' sur leur valeur des billets (un zéro de plus ou de moins !).
Les taux de change varient d'un endroit à l'autre. Les aéroports sont souvent peu avantageux.
Attention au change au noir dans la rue. Les taux sont parfois très intéressants mais le risque d'arnaque est beaucoup plus grand.
Quelles langues parler ?
Les Français n'ont pas la réputation de bien maîtriser la langue de Shakespeare... A moins de se contenter des pays francophones, il faut absolument posséder un minimum d'anglais pour se débrouiller à peu près partout... Une exception notable
est l'Amérique du Sud où des rudiments d'espagnol (voire de portugais) seront quand même bien utiles. Pas mal de soucis de compréhension à prévoir en Chine, en Asie Centrale et généralement dès que l'on s'éloigne des sentiers
battus.
La méthode à Mimile : quelques rudiments de langage local appris dans la section ''langue'' du guide de voyage + langue des signes + patience = manger + dormir + se déplacer. Les regards et les sourires échangés n'en prendront que
plus de valeur :o)
Même si on n’a pas le niveau pour discuter politique ou philosophie, les contacts sont toujours plus chaleureux quand on fait l’effort de parler quelques mots. Certaines langues sont beaucoup plus faciles à prononcer et à apprendre que d'autres, si on reste
un peu dans la région, cela vaut le coût de s'y mettre un peu plus que le traditionnel oui-non-merci-excusez-moi-bonjour-au-revoir. Cela peut s’avérer payant de prendre des cours de langue en arrivant dans un pays. Il y a par exemple de très nombreuses écoles
d’espagnol à Quito, Lima ou La Paz, en plus elles sont très bon marché : pourquoi s’en priver si on projette plusieurs mois de voyage sur ce continent ?
L'espéranto ne vous permettra pas d'acheter à manger au fin fond de la jungle, mais peut être une porte ouverte vers la communauté des praticants.
Pour en revenir à l'anglais, c'est aussi la langue à connaître pour discuter avec d'autres globe-trotters. Super important si vous voulez partager un bout de route, échanger des bons plans ou simplement refaire le monde devant un Cuba-libre.
L'anglais est aussi la langue privilégiée pour vos guides de voyage dès que vous les achetez, troquez, vendez.
Alors, vous vous y mettez quand ?
Les visas, comment passer les frontières ?
A quelques exceptions près, un passeport est nécessaire pour franchir les frontières. Votre passeport doit avoir une limite de validité supérieure à la date de sortie prévue (jusqu'à 6 mois). On peut faire renouveller son passeport à
l'étranger dans une ambassade ou un consulat de son pays mais ce n'est pas toujours simple et rapide...
Le visa est une autorisation de séjour dans un pays. Il est accordé pour un motif (tourisme, travail), pour une durée de séjour déterminée et pour une date d'entrée maximale. Il est souvent possible de proroger sur place cette validité moyennant
quelques démarches et argent. Certains visas sont gratuits, d'autres payants, certains doivent se demander à l'avance, d'autres s'obtiennent à la frontière. L'obtention des visas dépend beaucoup de sa nationalité et de l'endroit où on les demande.
Les passeports de l'Union Européenne passent très bien dans la plupart des pays.
Il faut donc étudier suivant son parcours les visas qu’il faut prendre dans son pays et ceux qu’il va falloir obtenir en route (limite de validité). Ce serait quand même bête de se retrouver refoulé à la frontière entre le Zimbwana et le Botsabwe ! C'est important de savoir où
les obtenir car vous ne pourrez pas tous les demander avant le grand départ. Sachez par exemple qu'il est difficile d'obtenir un visa individuel pour le Tibet au départ du Népal a moins de passer par une agence touristique officielle, que les visas pour l'Iran s'obtiennent
plus facilement depuis la Turquie que depuis la France, etc... Vérifiez les informations fournies par les guides, car les conditions d'obtention des visas varient souvent; par exemple : je n'ai obtenu qu'un visa d'un mois à mon arrivée à Madagascar, contre trois mentionnés
dans mon guide... Cela m'a permis de goûter aux joies de l'administration Malgache.
A propos du passage des frontières, sans mettre de costume-cravate, je pense qu’il est important de '‘bien présenter'’, même après 11 heures d'avion. Les officiers de l’immigration vous jugent souvent sur votre apparence physique et peuvent vous chercher des poux dans la tête si vous
ressemblez à un hippie clochard mal rasé. On peut vous demander de produire différents justificatifs: billet d'avion retour ou de continuation, preuve de quantité d'argent suffisante...
Vérifiez le tampon d'entrée immédiatement, la durée obtenue (éventuellement différente de celle demandée), etc... Il semble qu'au Népal, les passeports ne soient pas systématiquement tamponnés : cela permet de récupérer une ''amende'' à la sortie, en fait un joli bakshish,
sortez vos dollars !
La sécurité ?
Vaste sujet que la sécurité. C'est d'abord la santé : comment la conserver et réagir quand on la perd. Une page entière est consarée à la santé en voyage.
Ne pas oublier son coffre fort de voyage, côte de maille, sac à dos blindé et les cours de karaté. La première cause de rapatriement sanitaire est l'accident de la route. Côté maladie, ce n'est pas le palu qui est le plus souvent ramené dans ces valises mais la blennorragie
facilement évitable.
Pour les papiers et les finances, une banane plate cachée sous les vêtements doit vous mettre à l’abri des pickpockets quand vous bougez. Certains routards cousent également une poche secrète à l'intérieur de leur pantalon. Essayer autant que possible de ne pas tout
mettre au même endroit afin de répartir les risques. C'est évidemment plus facile si on est plusieurs que si on voyage seul. Une fois installés en ville, votre hôtel a peut être un coffre fort pour y mettre les objets de valeur. Pas la peine d'aller se balader
dans les rues de Bogota les poches pleines !
Drogue
Vous vous souvenez du film Midnight Express ? Régulièrement des touristes se font attraper en possession de drogue. Restez vigilents car les lois sont souvent très très sévères même pour une petite fumette. Même si certains ''locaux'' fument
de l'herbe tout le temps et apparament sans se cacher, les touristes sont eux une cible privilégiée de la police locale qui voit ici un moyen d'arrondir grassement ses fins de mois ou de faire un exemple. Toutes les arnaques imaginables sont possibles et le vendeur peut tout
à fait être de mèche avec la police et toucher son bakchisch en plus du produit de la vente !
Antiquités et autres souvenirs
Les antiquités, les fossiles, les coquillages sont souvent protégés par la loi contre toute sortie du territoire. Il en va de même pour des espèces animales protégées et leurs éventuels produits dérivés (écaille, corail,
ivoire) . Même un objet très courant acheté quelques roupies sur un marché peut vous attirer de graves ennuis à la frontière (prison, lourde amande...). Ces restrictions sont généralement signalées dans les guides de voyage, informez
vous !
Restez vigilents ! Ne croyez pas au père noël, fuyez les taxis ''gratuits'', les affaires faciles et juteuses (transfert de fond, achat / vente de pierres précieuses)... On vous
fait un cadeau ? 50% de chance pour que ce soit la première étape d'une arnaque !
Voici un premier grand classique, vous arrivez en bus ou en train dans un ville et prenez un taxi pour vous rendre à un hôtel que vous avez repéré dans votre guide de voyage: Le chauffeur du taxi vous dit que l'hôtel que vous demandez :
- a brûlé,
- le propriétaire est mort,
- c'est fermé,
- il y a des émeutes dans ce quartier,
- il est très cher,
- très sale,
- dangeureux,
- il est complêt,
- MAIS : le "Maharajah hôtel" est bien mieux, on va même y aller d'abord pour se rendre compte, en plus il est à côté de celui que vous avez mentionné ! Bien sûr, bien sûr...
On peut aller plus loin en trouvant des combines plus savantes avec un faux policier, une agence de voyage locale...
Autre situation que plusieurs personnes m'ont raconté en Amérique du Sud: dans la rue, un passant très prévenant vous montre une grosse tâche marron sur votre veste. Beurk ! on dirait une fiente de goéland ! C'est dégeulasse, il faut nettoyer ça
! Et là, vous posez votre petit sac à dos par terre et commencez à éponger la tâche tandis qu'un jeune sportif est déjà en train de disparaitre dans la foule avec votre sac à dos. Plus tard, vous réaliserez qu'ils étaient trois:
le premier envoie discrètement un jet de moutarde, le second vous le fait remarquer et le troisième part avec le sac !
Dans la plupart des endroits du monde, le touriste est LA cible de choix. Exhiber ses valeurs ne fera qu'attiser la convoitise des voleurs. Essayer de ne pas faire ''envie''. Eviter les bijoux, chaînes en or, appareil photo en bandoulière,
montres voyantes, etc. n'est qu'une première étape qui ne doit pas vous détourner d'une attitude vigilante... Il vaut mieux être trop parano que le contraire.
Prendre toutes les précautions pour éviter de se faire piquer son ou ses sacs : ne pas les laisser n'importe où sans surveillance. Les attacher quand c'est possible (cadenas, chaîne...). On peut aussi essayer de se protéger contre les cutters en renforçant les sangles de ses sacs avec du fil de fer, et aussi tapisser l'intérieur de son sac avec une moustiquaire (c'est difficile à entailler). L'appareil photo par exemple gagnera à être attaché au sac à dos. A la terrasse d'un café, passez une sangle
du sac sous le pied de la table ou d'une chaise. Les pickpokets et autres voleurs à l'arraché sont plus à l'aise dans une foule: marché, transport en commun... ou bien quand votre attention est détournée : spectacle de rue, vitrine, montée ou
descente d'un taxi ou d'un bus.
Dans les quartiers ''chauds'' ne pas hésiter à prendre un taxi pour rentrer le soir à son hôtel, même s'il est proche. Suivez les conseils des guides de voyage et des gens qui habitent ici : ils connaissent les quartiers peu fréquentables de la ville.
Pour ne pas ''frustrer'' un voleur, il vaut toujours mieux avoir un minimum d'argent à donner en cas d'agression. Ne jouez pas aux héros inutilement.
Les paiements avec une carte de crédit sont certes pratiques, mais risqués. La fraude est importante, une des plus classique est de faire plusieurs facturettes quand vous avez le dos tourné mais les escrocs sont plein d'imagination. Le mieux est de se servir de sa carte uniquement
pour retirer de l'argent et ensuite de tout payer en liquide. Les retraits aux guichets automatiques sont des transactions assez sûres en principe. Une assurance complémentaire sur les cartes peut être très vite rentabilisée. Pensez y fortement ! Les garanties
''normales'' offertes par les 2 plus grands réseaux de cartes de crédit sont dérisoires !
Si malgré toutes vos précautions (ou votre imprudence) vous vous faites dépouiller, il est bon d'avoir de la famille ou des amis restés au pays et qui pourront vous aider en cas de besoin (appel PCV, envoi d'argent, opposition...) c'est d'autant plus ''facile'' si vos
correspondants ont des photocopies de tous vos documents importants ainsi que des procurations.
Un dernier mot, n'oubliez pas de bien rédiger votre testament avant de partir. Si vous avez un doute sur le bénéficiaire, je peux vous indiquer quelqu'un ;-)
Envoyer et recevoir des colis ?
Envoyer...
Quand on part pour un tour du monde, on a vite fait de se charger le sac de souvenirs. Le problème, c'est que le sac est vite plein. Il y a alors deux solutions:
- On garde tout et on n'achète plus rien pendant 10 mois.
- On fait un colis que l'on expédie à la maison ou chez des amis dès que c'est nécessaire. Soit vous trouvez des compatriotes sympa qui rentrent au pays avec les 4 kg de bagages supplémentaires qui vous leur avez confié; soit vous envoyez tout par la poste
ou par transporteur privé. Le tour est joué, vous pouvez à nouveau profiter des joies du marchandage et de la consommation :-)
Recevoir...
Si vous avez besoin de quelque chose introuvable dans le pays, par exemple un guide de voyage rédigé en Français alors que vous patrouillez dans l'outback australien:
Trouvez quelqu'un pour vous faire envoyer un colis en poste restante. C'est possible dans toutes les grandes villes du monde, dans un hôtel, dans les agences American Express (si vous êtes client). La seule chose délicate à gérer est le temps d'acheminement du
colis jusqu'à destination, et le temps que ladite poste va conserver le colis avant de le renvoyer. Si c'est quelque chose urgent ou de valeur, mieux vaut passer par un transporteur réputé si vous pensez que la poste locale n'est pas fiable.
Envoyer et recevoir !
Certains voyageurs malins s'envoient des colis à eux même. Cette technique permet de se débarrasser d'objets dont on a plus besoin pour quelques temps, et de tout récupérer plus tard dans le même pays ou dans le suivant. La poste est même parfois utilisée
comme consigne à bagages !
Internet en voyage ?
Contacts...
Inutile de dire que l'Internet révolutionne les communications dans le monde. Aujourd'hui, de nombreux voyageurs se donnent rendez-vous sur la toile. Ce qui change, c'est de rester en contact avec tout un tas de gens à qui on aurait seulement envoyé une ou deux cartes postales
du genre ''Tout va bien, l'eau est chaude et je suis tout bronzé...''. C'est sympa pour ceux qui reçoivent les cartes, mais on a aucun retour.
Maintenant, (presque) tout le monde a son adresse électronique, sa liste de diffusion, son forum, son site... et on peut ainsi rester en contact avec l'ensemble de ses amis. C'est aussi un formidable moyen de prendre des rendez vous et de retrouver des compagnons de route.
Le point négatif, c'est que l'on peut passer son temps à courir dans tous les cybercafés de la planète et pester contre le prix de la minute, les coupures de courant ou la lenteur du réseau... Ce n'est pas forcément l'idée que l'on se fait du voyage
de découverte (?).
Services...
Je ne vous apprends rien, l'Internet peut vous aider à préparer un voyage, étudier les différentes opportunités ou comparer les prix.
En plus, une fois sur la route, vous continuez même à gérer votre portefeuille boursier... C'est dire si c'est pratique ! (mais comment faisait-on avant ?)
Les bons plans de l'Internet, auxquels on ne pense pas forcément...
En voyage, l'Internet peut vous aider en cas de pépin. Connaissez-vous l'histoire du voyageur malheureux qui a perdu son carnet d'adresse, à qui on a volé ses papiers et son argent ?
Si l'Internet ne peut pas empêcher que ça arrive, il peut vous aider à rétablir la situation: Il suffit pour cela de s'envoyer à soi même tous les documents nécessaires par courrier électronique. Une petite visite au cybercafé du coin
et on récupère rapidement les numéros, dates, lieux d'émission des ses papiers d'identité, cartes de crédit, chèques, chèques de voyage, numéros de téléphone, etc... On peut même aller plus loin en scannant tous
ses papiers avant le départ, permettant de ré-imprimer ses ''photocopies'' disparues.
Et les arnaques sur Internet...
Rien de plus facile que de créer un site web bidon et d'y proposer des prestations aux tarifs alléchants. Le paiement s'effectuera sur place en liquide et en totalité. Votre faux guide vous accueillera à l'aéroport avec des grands sourires, vous tranfèrera
jusqu'à l'hôtel, vous le payerez en toute confiance et vous ne le reverrez plus !!! La moindre des choses lors d'une réservation sur internet est de vérifier si votre interlocuteur possède une adresse et un téléphone valides. Privilégiez les
agences ayant pignon sur rue, celles recommandées dans un guide de voyage ou par des amis de confiance.
Le retour du monde.
La tête pleine de souvenirs et plein d'albums photo à faire.
A part la joie de l'instant des retrouvailles avec famille et amis, c'est une drôle de sensation de revenir car on a l'impression de tout connaître et que rien n'a changé. Il ne s'est rien passé ici pendant tout ce temps où vous avez vécu tant et tant de
choses peu ordinaires.
Je passais tout mon temps à rencontrer d'autres voyageurs et des autochtones. Et puis là, tout d'un coup, je connais la langue, les traditions, les lieux, les gens et tous me posent les mêmes questions:
- Quelle est ta destination préférée ?
- Quelle est celle qui t'a le plus marqué ?
- Tu as eu la turista ?
- Tu as vu la muraille de Chine ?
- Tu as eu beau temps ?
- Tu as bien mangé ?
- Un tour du monde ? Ca fait combien d'heures d'avion ?
Une chose est sûre : Je ne suis pas ''blasé'', bien au contraire : Il y a tant à voir... et à revoir ! Alors, un autre tour du monde ? Ou autre chose… Et pourquoi pas ? Cela dépendra de ma situation personnelle, professionnelle, financière. En attendant,
j'espère bien multiplier les séances d'entraînement :o)
A vous  
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